Simon

— Pont-Scorff (Morbihan) —

Je suis tombé dans l’encrier dès l’enfance, et le goût du voyage a fait le reste. Partout où le vent me mène, je dessine et j’écris. Les deux rames de ma petite barque. C’est ma façon d’avancer, de tremper mon art dans le vivant, de prendre le pouls du monde. Je crois que j’ai appris à aimer les hommes en les dessinant. Puis en écrivant. Dessiner dehors, écrire « à découvert » sont des exercices spirituels que je pratique autant que possible.

Me gaver d’air, de soleil, de pluie, de poésie, de corps, de visages humains : j’ai essayé de donner une forme à ces voyages à travers mes carnets, afin de partager l’ailleurs avec tous les citoyens qui se sentent de ce monde.